Évènements/Events



Évènements à venir/Upcoming events

Appui à la cause Technoparc

Avis important – Important Notice (English follow)

Cause Technoparc – Avant dernière étape

Prendre note que les deux dernières journées pour la cause Technoparc seront dédiées aux plaidoyers des deux parties devant l’Honorable Sylvain Lussier.

Dates : Jeudi 13 février et vendredi 14 février

Heure : 9h30

Où : Salle 16.11 du Palais de justice de Montréal, 1, rue Notre-Dame Est (coin St-Laurent) Métro Place d’Armes

Votre présence ne serait-ce qu’une courte période de temps serait grandement appréciée et ce, afin de démontrer l’intérêt de la population à la préservation de ces milieux humides si riches en biodiversité.

Enfin, nous vous encourageons à faire un don au Fonds d’héritage pour l’environnement qui a compensé et continuera de compenser les frais juridiques de l’affaire du Technoparc. Si vous êtes en mesure de faire un don, veuillez utiliser le lien suivant (des reçus fiscaux seront émis pour les dons de charité de plus de 25 $) https://www.canadahelps.org/en/charities/legacy-fund-for-the-environment-lfefonds-dheritage-pour-lenvironnment-fhe/

Merci !

Groupe TechnoparcOiseaux

TECHNOPARC Cause – penultimate stage

Please note that the last two days for the Technoparc case will be dedicated to the pleadings of both parties before the Honourable Sylvain Lussier.

Dates : Thursday, February 13 and Friday, February 14

Time: 9:30 a.m.

Where: Room 16.11, Montreal Courthouse, 1, Notre-Dame Street East (corner St-Laurent) Metro Place d’Armes

Your presence, even for a short period of time, would be greatly appreciated in order to demonstrate the public’s interest in the preservation of these wetlands, which are so rich in biodiversity.

Finally, we encourage you to make a donation to the Environmental Legacy Fund, which has offset and will continue to offset the legal costs of the Technoparc case. If you are able to make a donation, please use the following link (tax receipts will be issued for charitable donations over $25) https://www.canadahelps.org/en/charities/legacy-fund-for-the-environment-lfefonds-dheritage-pour-lenvironnment-fhe/.

Thank you! Groupe TechnoparcOiseaux

Nouvelles du Palais de justice- Compte-Rendu JOUR 5 par Katherine Collins pour le Groupe TechnoparcOiseaux

Quelques considérations juridiques (positives!) de l’audience du vendredi 7 février, 5e jour (Version en anglais plus bas.)

Maître Campbell Stuart, l’activiste et avocat qui a joué un rôle déterminant dans la décision de la Coalition verte de porter son affaire devant les tribunaux, a apporté quelques éclaircissements juridiques importants sur l’audience de vendredi. Un résumé plus complet de la journée sera bientôt disponible, mais Me Stuart aimerait que nous gardions à l’esprit quelques idées importantes lorsque nous réfléchirons à l’intervention du juge dans les témoignages que nous avons entendus hier après-midi, en particulier ceux de Joël Coutu, du Dr Rodger Titman et de Kim Marineau.

Comme ceux qui étaient dans la salle d’audience hier s’en souviennent sans doute, à un moment donné, le Dr Rodger Titman expliquait de façon émouvante pourquoi l’Éco-Campus a besoin d’être protégé, évoquant l’état fragile des zones humides à Montréal et au-delà, ainsi que le déclin drastique de la biodiversité, en particulier de la biodiversité aviaire, constaté ces dernières années. Le juge Lussier a interrompu le Dr Titman et a prononcé un discours assez long, que beaucoup d’entre nous ont pris comme une surprenante déclaration de sympathie pour notre cause, mais aussi comme un avertissement selon lequel nous «ne devrions pas trop espérer ». Le juge nous a spécifiquement rappelé que même s’il sympathise avec nous et comprend la profondeur de notre préoccupation pour cet espace et ses oiseaux, il est contraint par les limites de la loi. Ce qui peut être accompli par son tribunal n’est pas une nouvelle législation, a-t-il dit, mais un ensemble très restreint d’enquêtes, pour établir si les protocoles et les règlements appropriés ont été suivis concernant les évaluations environnementales données au Technoparc. Beaucoup d’entre nous ont écouté ce discours avec à la fois appréciation et déception, et certains ont exprimé leur inquiétude quant au fait que le juge semble avoir déjà statué sur l’affaire à notre encontre.

Me Campbell Stuart aimerait que nous retenions plusieurs choses importantes.

Premièrement, Me Stuart dit que le discours du juge était stratégique et que les bons juges font souvent ce genre de discours : en avouant directement sa sympathie pour notre cause, le juge essaie de rendre l’affaire sans appel. Le juge admet ainsi que, oui, il a une certaine opinion sur la cause, mais que ce sera la loi et non son opinion personnelle qui guidera son jugement final. (Il essaie essentiellement de devancer un appel, en montrant qu’il est à la fois conscient de ce qu’il ressent et conscient de ses contraintes juridiques).

Deuxièmement, Me Stuart souhaite que nous sachions qu’il est interdit aux juges de «préjuger» de leurs affaires et qu’aucun d’entre eux ne rendra de conclusion avant d’avoir entendu l’ensemble de l’affaire (les plaidoiries finales auront lieu jeudi et vendredi de la semaine prochaine). Nous ne devons donc en aucun cas prendre le discours du juge hier comme une indication de la façon dont il va finalement statuer. (Il est en effet peu probable que nous ayons une décision sur l’affaire avant quelques mois).

Enfin, Me Stuart a souligné que notre procès peut déjà être considéré comme une victoire importante, quelle que soit son issue finale (et c’est là que nous pouvons être optimistes). Deux précédents très importants qui n’existaient pas auparavant ont été établis par notre procès. Dans le passé, les juges examinaient les évaluations environnementales établies et déclaraient qu’il n’était pas de leur ressort d’évaluer la solidité de ces évaluations, étant donné que les certificats avaient déjà été délivrés. Notre affaire a montré pour le droit environnemental québécois que ces évaluations sont soumises à un examen rétroactif et peuvent effectivement être contestées. Notre affaire, qui relève du droit administratif, a également montré que le processus décisionnel menant à l’octroi ministériel de ces certificats est également soumis à un examen et à une contestation juridique, alors qu’avant notre affaire, une présomption essentiellement automatique de bonne foi était donnée au ministère qui octroyait les certificats d’autorisation. Cette affaire a donc transformé la jurisprudence sur deux fronts importants, nous offrant un terrain beaucoup plus solide pour contester la décision si nous n’obtenons pas le résultat que nous espérons.

En bref, la journée d’hier a été exaltante : Joël Coutu a enfin pu se présenter devant le tribunal et parler au nom des oiseaux, puisqu’il a donné un résumé éloquent des différentes espèces d’oiseaux observées à l’EcoCampus et a dressé la carte du déclin systématique des oiseaux desmarais au cours des quatre dernières années ; le Dr Rodger Titman et Kim Marineau ont également donné leur avis d’experts convaincants sur les lacunes des évaluations environnementales ministérielles et de l’étude sur les oiseaux réalisée pour les promoteurs du Technoparc. Le discours du juge Lussier était également émouvant. Me Stuart aimerait que nous l’envisagions dans un cadre juridique plutôt que personnel, et que nous soyons assurés que son discours n’indique pas comment il va statuer. Il est réputé pour être un juge consciencieux et méticuleux qui ne prendra pas sa décision à la légère, et ce que le juge a permis d’entendre au tribunal jusqu’à présent reflète des avancées importantes dans notre tentative de protéger l’environnement naturel et les zones humides du Technoparc.

Enfin, Me Campbell Stuart souhaite nous encourager à faire un don au Fonds d’héritage pour l’environnement qui a compensé et continuera de compenser les frais juridiques de l’affaire du Technoparc. Si vous êtes en mesure de faire un don, veuillez utiliser le lien suivant (des reçus fiscaux seront émis pour les dons de charité de plus de 25 $) https://www.canadahelps.org/en/charities/legacy-fund-for-the-environment-lfefonds-dheritage-pour-lenvironnment-fhe/

Some (positive!) legal considerations from yesterday’s hearing (Day 5, Feb. 7):

Campbell Stuart, the activist and lawyer who has been instrumental in helping Green Coalition bring its case to court, has offered a few important legal clarifications on yesterday’s court hearing. A fuller summary of the day will be forthcoming soon, but Campbell would like us to bear in mind a few important ideas as we reflect on the judge’s intervention in the testimony we heard yesterday afternoon, specifically from Joël Coutu, Dr. Rodger Titman, and Kim Marineau.

As those of you who were in the courtroom yesterday undoubtedly remember, at a given point Dr. Rodger Titman was movingly explaining why the Eco-Campus needs protection, evoking the fragile state of wetlands in Montreal and beyond, and the drastic declines in biodiversity, particularly avian biodiversity, witnessed in the past few years. The judge interrupted Dr. Titman and gave a rather long speech, which many of us took to be both a surprising statement of sympathy for our cause and a warning that we “should not get our hopes up too high.” The judge specifically reminded us that even if he sympathizes with us and understands the depth of our concern for this space and its birds, he is constrained by the limitations of the law. What can be accomplished in his courtroom is not new legislation, he said, but a very restricted set of inquiries, to establish whether proper protocols and regulations were followed regarding the environmental assessments given to the Technoparc. Many of us listened to this speech with both appreciation and disappointment, and some voiced concern that the judge seems to have already decided the case against us.

Mr. Stuart would like us to know several important things.

First, Mr. Stuart says that the speech given by the judge was strategic and one that good judges often make: in directly avowing his sympathies for our cause, the judge is trying to render the case appeal-proof; the judge is admitting that, yes, he feels a certain way about the cause, but that it will be the law and not his personal opinion that will guide his final judgment. (He essentially is trying to preempt an appeal, by showing that he is both aware of how he feels and aware of his legal constraints.)

Second, Mr. Stuart would like us to know that judges are forbidden from pre-judging their cases, and that no judge would issue a conclusion prior to hearing the complete case (final arguments will take place on Thursday and Friday of next week). So we should not in any way take the judge’s speech yesterday as an indication of how he will finally rule. (It is unlikely in fact that we will have a decision on the case until a few months from now.)

Finally, Mr. Stuart stressed that our court case already can be viewed as an important victory, regardless of its final outcome (and here indeed is where we can be optimistic). Two very important precedents have been set by this trial that did not previously exist. In the past, judges would look at previous issuances of environmental assessments and state that it was not within their purview to evaluate the strength of those assessments, seeing as the certificates had already been issued. Our case has shown for Quebec environmental law that these assessments are subject to retroactive review and can indeed be challenged. Our case, belonging to the realm of administrative law, has also shown that the decision-making process leading to the ministerial granting of these certificates is likewise subject to review and legal challenge, whereas before our case, essentially an automatic presumption of good faith was given to the ministry granting the certificats d’autorisation. This case has thus transformed precedent on two important fronts, offering us a much firmer ground to contest the ruling should we not get the result we hope for.

In short, yesterday afternoon was exhilarating: Joël Coutu finally was able to stand in court and speak for the birds, as he gave an eloquent summary of various bird species seen at the EcoCampus and charted the systematic decline of marshland birds over the past four years; Dr. Rodger Titman and Kim Marineau likewise offered their compelling expert opinions on the failings of the ministerial environmental assessments and the bird survey conducted for the Technoparc developers. The judge’s speech was also moving. Mr. Campbell Stuart would like us to consider it in a legal rather than a personal framework, and to be assured that his speech does not indicate how he will rule. He is known to be a conscientious, meticulous judge who will not take his decision lightly, and what the judge has permitted to be heard in court so far reflects important strides forward in our attempt to protect the natural environment and wetlands of the Technoparc.

Mr. Campbell Stuart finally would like to encourage us to donate to the Legacy Fund for the Environment (Fonds d’héritage pour l’environnement) which has and will continue to offset the legal costs of the Technoparc case. If you are able to donate, please use the following link (tax receipts will be issued for charitable donations over $25.) https://www.canadahelps.org/en/charities/legacy-fund-for-the-environment-lfefonds-dheritage-pour-lenvironnment-fhe/

Jour 5 Court Case Day 5

Jour 4 Court Case Day 4

Nouvelles du Palais de justice- Compte-Rendu JOUR 3 par François Riou pour le Groupe TechnoparcOiseaux

Contre-interrogatoire de madame Gosselin qui a témoigné mardi PM

Plusieurs questions de Me Elbaz donnent lieu à des réponses vagues car madame Gosselin n’était plus dans le dossier à partir de 2014. Ainsi n’est-elle pas en mesure de répondre au sujet des changements survenus dans la seconde demande de certificat d’autorisation, comme elle ne peut apporter de réponses au sujet d’un boisé détruit qui devait être compensé par de jeunes arbres (elle ne sait pas combien, ni quelles espèces car elle n’a pas fait elle-même le suivi), enfin le nombre d’hectares concernés pour la conservation n’est pas clair dans un des rapports. Le nombre varie beaucoup mais le juge demande si quelqu’un pourra répondre précisément, ce à quoi l’avocate du ministère acquiesce.

Témoignage du biologiste d’Hémisphère

L’avocat déclare que le travail effectué par le Groupe Hémisphère ne fait pas partie des documents fournis pour la demande de certificat d’autorisation. Le biologiste explique le relevé qu’il a fait en 2016 ainsi que ceux accomplis en 2017. Il constate la présence du Petit Blongios au Marais des Sources, mais déclare que rien ne laisse présager qu’il ait pu se trouver autour de l’Étang-aux-Hérons, ni dans le petit marais Hubert Reeves. Il justifie son nouvel effort d’inventaire à six reprises en 2017 car en 2016, la période n’était pas optimale pour un inventaire. Son constat est qu’en 2017 (donc après les travaux) le Petit Blongios n’a pas été dérangé et qu’on dénombre un plus grand nombre d’espèces, ce qui est normal selon lui car il y a plus de visites au TP. Lorsque le juge demande si la partie projetée pour la construction nuirait à l’habitat des oiseaux, il doit admettre que oui, bien qu’il tente de minimiser cet impact car cela n’affecterait pas les oiseaux à statut précaire. Pour la coupe d’arbres, il y avait un protocole à suivre et des dates à respecter pour ne pas nuire à la nidification. Le biologiste d’Hémisphère a assuré une journée de suivi à cet égard, mais son mandat ne se limitait pas qu’aux oiseaux. Sa conclusion en 2017 c’est que la construction du moment n’avait pas nui à la nidification. Le juge précise qu’alors il n’y avait que la route et la digue, donc qu’en serait-il s’il y avait présence accrue de bâtiments? Le biologiste réplique qu’on ne peut pas parler d’impact nul et que les bâtiments pourraient même être utilisés par certaines espèces comme l’hirondelle rustique ou le martinet ramoneur. Mais comme le paysage est déjà fragmenté, les oiseaux s’adapteront (il ne mentionne pas ici les oiseaux aquatiques, il nous parle de parulines). Le biologiste affirme que la création d’une route et d’une digue est comparable à la fragmentation qui se rencontre à l’état naturel. Lorsqu’il commente la conclusion du rapport de la Coalition verte, il minimise tous les points que son avocat lui présente, répétant qu’aucun habitat essentiel n’est affecté et que les oiseaux pourraient se relocaliser ailleurs. De plus, le site du Technoparc ne correspondrait pas à une zone de concentration d’oiseaux aquatiques. Malgré tout, c’est encore un bon site et il croit que ça le restera malgré la construction de bâtiments, il dit que la plus grande concentration de Hérons verts se trouve dans la région de Montréal et que l’Étang-aux-Hérons suffit et en contient encore, que la route en cul-de-sac ne va pas nuire. À la demande du juge, il se prononce sur les rapaces et répond qu’il ne croit pas que leur nombre va baisser. Finalement, il contredit la Coalition sur le fait qu’en changeant l’aspect des marais ça va attirer plus de bernaches et de canards colverts qui sont source de danger pour l’aéroport, en nous expliquant que les bernaches préfèrent les pelouses, mais il ne peut nier qu’il y a plus de colverts. Il a mentionné e-bird à quelques reprises soulignant que cette base de données a été utile à certains moments, mais qu’à d’autres, elle ne pouvait pas servir car les gens ont confondu les différents secteurs (TP, ADM, etc.)

Contre-interrogatoire (20 minutes)

Me Elbaz demande à combien de reprises le biologiste d’Hémisphère est allé au TP depuis 2016, réponse une vingtaine. Quant au Râle de Virginie, il dit qu’il l’a vu au petit marais en 2016 et revu en 2017 à l’Étang-aux-Hérons, donc pas affecté. Par contre, la Marouette de Caroline, vue en 2016, mais plus revue ensuite, vu que le petit marais Hubert Reeves a été asséché par les travaux. D’autres espèces ont-elles subi l’impact du remblaiement du petit marais? Non selon lui, à part la marouette. À une question sur la densité de population, il répond que le nombre d’espèces peut avoir varié. Le Héron vert ? Oui, il confirme qu’il y a une baisse. Sur une éventuelle héronnière dans le boisé rasé par les travaux du REM, il répond qu’il n’y avait pas de héronnière à cet endroit, ni de nids de hérons. Question sur le nombre de Grands Hérons. Réponse : leur nombre va diminuer mais ne veut pas s’avancer sur le pourcentage. Question sur la densité de population d’oiseaux après les travaux de 2017. Réponse : oiseaux terrestres pas de différences, oiseaux aquatiques à la baisse. Question : Y aura-t-il d’autres pertes à venir après la construction? Réponse : Si la coupe d’arbres est finie non, s’il y a d’autres coupes, oui. Questions sur l’impact de la route et de l’éclairage. Réponse : fort probablement mais il existerait une politique de l’éclairage qui est partiellement documentée pour mettre des mesures d’atténuation qui devrait être respectée, mais il n’y a eu aucune étude pour mesurer l’impact de la lumière. L’avocat repose la même question à quelques reprises pour savoir si la route et la digue affecteront les populations d’oiseaux dans le futur, mais la seule réponse qu’il obtient est que l’éclairage de la rue pourrait être contrôlé pour ne pas nuire aux oiseaux. Quant au dérangement dû à la circulation automobile, à la création de stationnement et la circulation de personnes, l’avocat n’obtient aucune réponse. Alors le juge demande si la lumière peut attirer des insectes et ainsi favoriser certaines espèces, et le biologiste dit que certaines espèces peuvent en bénéficier, comme l’engoulevent d’Amérique et aussi certaines espèces de chauves-souris.

Témoignage d’une autre biologiste du Groupe Hémisphère

A supervisé le travail de son collègue et est d’accord avec tout son témoignage.

Contre-interrogatoire

Éclairage : des mesures peuvent être mises en place pendant la migration et après 23h.

Construction de la route : pas d’impact car c’était de la friche.

Selon elle, les oiseaux subissent le même impact lorsque les milieux sont fragmentés de façon naturelle que lorsqu’ils le sont par le travail des humains. Elle se base sur ses connaissances antérieures, elle y va de mémoire mais n’est pas sûre, ça demande à être vérifié.

Juge : Quels sont les effets de la construction sur la densité de population des oiseaux ? La firme n’a pas fait cette étude, mais elle dit qu’il existe une méthodologie pour le faire. Il pose d’autres questions sur la façon de déterminer les indices de nidification et sur certains postes d’écoute installés en 2017.

Jeudi le 6 février dès 9h30 à la salle 16.11 du Palais de justice: Audition de Mme Inkstetter, témoin pour Environnement Québec.

Nous réitérons votre soutien à la cause et votre présence ne serait-ce qu’une courte période de temps serait grandement appréciée et ce, afin de démontrer l’intérêt de la population à la préservation de ces milieux humides si riches en biodiversité.

Jour 3 Court Case Day 3

Jour 2 Court Case Day 2

Nouvelles du Palais de justice Compte-Rendu du JOUR 1 par François Riou pour le Groupe TechnoparcOiseaux

Hier, lundi le 3 février, débutait l’audition de la cause Technoparc devant le juge Sylvain Lussier au Palais de justice de Montréal.

La journée a débuté à 8h30 sur le parvis du Palais de justice où une centaine de personnes étaient présentes pour manifester leur appui à notre cause. Plusieurs personnes se sont adressées à la foule dont Caroline Tétrault et Joël Coutu pour TechnoparcOiseaux afin de remercier les participants pour leur présence qui peut faire une différence en démontrant l’intérêt que cette cause a pour les citoyens.

Quatre témoins ont été entendus aujourd’hui, soit les trois témoins de la poursuite (Coalition verte) et un témoin pour la Ville de Montréal/Technoparc Montréal. La salle était pleine, une soixantaine de personnes ont assisté aux auditions.

En avant-midi, Kim Marineau, biologiste spécialiste de la flore et des milieux humides ainsi que Rodger Titman, ornithologue et écologiste ont fait des témoignages percutants en expliquant bien toute l’importance qu’ont les milieux humides qui se font de plus en plus rares. Le témoignage de Mme Marineau m’a particulièrement marqué, par l’aisance qu’elle avait à vulgarisé les notions d’écologie et d’interrelation entre les organismes vivants. De plus, elle a démontré clairement que les études environnementales réalisées pour Technoparc Montréal manquaient de rigueur ou n’ont pas été réalisées à la période de l’année où elles auraient dû l’être. Quant à M. Titman il a démontré que cette région était importante pour une multitude d’espèces d’oiseaux et animaux et ce parce qu’elle est riche en biodiversité et qu’ils peuvent trouver ce qu’ils ont besoin pour se nourrir, se reproduire, ou se reposer en période migratoire.

En après-midi, Gareth Richardson est venu compléter le témoignage de la poursuite en confirmant les pièces à conviction présentées par la poursuite (cartes, localisation, et divers documents). Il est à noter qu’aucun des témoins n’a été contre-interrogé par les avocats de la défense.

Par la suite, le premier témoin de la Ville de Montréal a été entendu. Mme Véronique Doucet a fait l’historique et expliqué les principes du développement du Technoparc Montréal. Elle a aussi parlé des travaux réalisés et ceux en devenir en évoquant entre autre le lien avec le Parc nature des Sources.

Celle-ci devrait-être interrogée lors de la reprise des audiences mardi le 4 février à compter de 9h30 à la salle 16.11 du Palais de justice de Montréal.

Vous êtes invités à venir assister aux audiences, même si ce n’est que pour une courte période, la présence d’auditeurs démontre l’importance que les citoyens portent à cette cause.

Jour 1 Court Case Day 1

(English follow)
COALITION VERTE c. VILLE DE MONTRÉAL et al - DANS LA CAUSE DU TECHNOPARC
MANIFESTATION !
Lundi 3 février 2020 à 8 h 30 À l’extérieur du : Palais de justice de Montréal 1, Notre-Dame Est (angle du boulevard Saint-Laurent)
Nous luttons pour conserver le plus important écosystème humide qui reste sur l’ile de Montréal ! Nous luttons pour protéger les oiseaux ! Nous luttons pour que l’eau soit restaurée dans les marais asséchés par la Ville ! Nous avons tenté une entente à l’amiable, mais sans succès. Nous serons donc en cour le 3 février avec des témoins experts de renom. Nous avons besoin de vous pour sauver les milieux sauvages du Technoparc ! Apportez vos bannières, affiches et macarons. Venez avec votre famille, vos amis et voisins. Il nous faut être nombreux !
Veuillez noter : la cause sera entendue à la salle 16.11 à partir de 9h30. Les bannières, les affiches et le bruit sont cependant interdits dans la salle d’audience. Prière de diffuser ce message à tout votre entourage.
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COALITION VERTE c. VILLE DE MONTRÉAL et al - DANS LA CAUSE DU TECHNOPARC
DEMONSTRATION!
Monday, February 3, 2020 at 8:30 am Please join us outside : Palais de justice de Montréal 1 Notre-Dame Est (corner boulevard St-Laurent)
We are fighting to preserve the most important wetland ecosystem remaining on Montreal Island! We are fighting to save the birds! We are fighting for water to be restored to the wetlands drained by the city! We tried to settle with the city out of court with no success. So we will be in court February 3 with renowned expert witnesses. Please help save the Technoparc wildspaces! Bring your banners, posters and wear your buttons. Come with your family, friends and neighbours. Numbers count!
Please note: The case will be heard in Salle 16.11 beginning at 9h30 am, but no banners, placards or noise will be permitted in the courtroom. Please circulate this message widely.


-Past Events-

Destruction du site de nidification du Héron vert, pour l’emplacement d’une station du Futur REM, au vu et au su de tous, terrain situé en face de l’Étang aux Hérons. Destruction of the Green Heron nesting site, for the location of a train station, in full view of everyone. 

2018-12-08 Randonnée d’observation d’oiseaux (Technoparc) avec Joël Coutu    Observation Ebird list

2018-11-18 Randonnée d’observation d’oiseaux (Technoparc) avec Joël Coutu  Observations Ebird List

2018-09-04. Visite Luc Ferrandez au Technoparc Ville Saint-Laurent. 

Meeting Luc Ferrandez

On Tuesday, September 4, 2018, Joël Coutu and François Riou met with Mr. Luc Ferrandez, Mayor of the Plateau Mont-Royal, who is responsible for the Great Parks, Green Spaces and Major Projects within the Executive Committee of the City of Montréal. The purpose of this field meeting was to raise Mr. Ferrandez’s awareness of environmental issues in the Technoparc Montréal and ADM sectors. As the time available was quite limited, we showed Mr. Ferrandez representative sectors of the issues we wanted to present to him.

Marshes Des Sources: Nest site of the Least Bittern confirmed for the last three years.
Forest of Sources: Nest site of the Wood Thrush, another threatened species that requires protection.
Heron Pond : Presented as the pantry of several species of birds. LF was able to observe a Grande Égrette.
Alfred Nobel Extension: Presentation of the work done over the past 2 years and the speed with which it was done.
Dyke: Presentation of the works and drainage of 2/3 of the extent of the marsh (Marais cœur and Petit marais Hubert-Reeves) Cut down thousands of trees. Water can be re-introduced into dry environments by opening control valves and installing pipes.

Hubert-Reeves Small Marsh: Presentation of the drained environment and the loss of a rich habitat that welcomed a diversified avian fauna.

Bertrand Creek retention basin: Presentation of compensatory works for the destruction of wetlands.

We would like to thank Mr. Ferrandez for accepting our invitation and for the interest he showed in the many pieces of information we provided him during his visit to the Technoparc Montréal and ADM sectors.

Overall impression of the meeting
Nice meeting with an elected official who was listening and curious.
Luc Ferrandez seemed satisfied with his visit and acknowledged the steps taken to protect this sector.

2018-08-19  Join field guide Joël Coutu and special guest, Elizabeth May, leader of the Green Party of Canada for a bird walk in this special Montreal wetland site. -Bird Protection Quebec

2018-Juin Juillet / June and July

2018-04-29 Corvée nettoyage Chemin Saint-François

Les rapports d’expertise /The reports

Kim Marineau Rapport – Coalition Verte c. Technoparc (Dec. 16, 2016)

  • Kim Marineau, Biologiste, M.Sc. Env. Présidente de Biodiversité conseil inc
  • Marineau, K. 2016. Analyse des études environnementales et du processus d’émission des CA dans le projet du Technoparc Hubert-Reeves. Rapport final présenté à la Coalition verte. 21 p.

Rodger Titman Report – Green Coalition v. Technoparc (Dec. 16, 2016)

  • Rodger  D.  Titman,  Ph.D.  ,  Ornithologist,  Wildlife  Biologist, Associate  Professor  of  Wildlife  Biology  (retired),   McGill  University
  • ANALYSIS  REPORT   (St-­‐Laurent  /Eco-­‐Campus  Hubert-­‐Reeves  Project)